D'un bord à l'autre de l'équilibre la reine des miracles est observée par les masques de la honte.
Les miséreux en haillons portent les vestiges d'une société qui s'offusque de la moindre contrainte. Le spectacle est gratuit pour tous. L'artiste est mendiant d'amour et les fêlures des ruines serpentent sur l'algorithme des orioles.
Un chant de liberté secrète des odeurs sacrilèges sous les remparts des vaisseaux échoués. Transe dérive le long des lépreux. La femme porte son enfant terreux, un feu brûlant traverse leurs os décharnés.
La fièvre s'empare de ses sens et l'aspect diluvien de ce flot humain fustige des sentiments éphémères et contradictoires. La femme observe la scène, de son fil, et la pupille de ses yeux se dilatent dans les vestiges d'une autre époque. Elle épouse l'âme de la cité et les traces que laissent les décharnés évoquent de blêmes refuges.
Au fil de la pensée l'écho psalmodie des vertiges insensés. La reine déchue regarde la laideur des faubourgs, les esprits se contorsionnent dans des missels moraux. Le feu brûlant d'un vieillard napoléonien, maître de scène ne récolte plus le fruit de son labeur, les poètes se déchaînent pour rien. Les ruines s'entrelacent dans les poussières des tuyauteries d'égoût. Les ailes se déploient sous des chants paillards. La citadelle vocifèrent des histoires incohérentes. Quelques dragons épais ondulent sur les strates de l'élévation. Spirituelle échappée se transcende dans de voraces rêves.
L'obscurité écartèle les dévots en clowneries d'arabesques. Le spectacle se termine par une chute, fil brisé se balance sous les bravos adorateurs d'une bourgeoisie décadente. A l'échafaud de leurs désirs, ils s'en retournent dans leur palais de cire.
Trois mots par Luna : femme, équilibre, terreux

